Fabrix livres

L’atelier de FabMx

Homegnolia c’est aussi moi, Fabrice Marcoux alias « FabMx ». Bienvenue dans mon atelier !

Je vous présente ici mon «offre de services» et mon CV afin de vous donner une idée de ce que je peux faire pour vous aider à réaliser votre projet de création de livre(s) numérique(s).

logo du format de livrels ePub (norme ouverte)

Je vous propose un accompagnement pour la production de livres numériques — aussi appelés «livrels» (sur le modèle de «courriel» qui veut dire «courrier électronique») ou «ebooks» (en anglais) — de première qualité.
Je vous invite à visiter Fabrix Livres (mon site professionnel), où les services d’édition numérique que j’offre sont présentés de manière différente.

Pourquoi l’ePub ?

Le format qui convient le mieux pour la lecture sur tous types d’appareils est l’ePub (pour plusieurs raisons que vous connaissez ou que vous apprendrez en lisant «Le livrel et le format ePub»). À condition de respecter les spécifications de l’International Digital Publishing Forum (IDPF) — qui maintient les normes ouvertes fondant ce format (ePub 2 et ePub 3) de publication numérique interopérable (comme le W3C le fait pour les formats et langages du Web) — , les «epubs» (on en est venu à substantiver le format, en désignant ainsi les «livrels» eux-même) peuvent aisément être convertis en des livrels d’autres formats courants en usage sur les plateformes commerciales:

  • .azw sur Amazon (afin d’être consultables sur les liseuses Kindle);
  • .ibooks dans la section «livres» de l’iTunes Store d’Apple ou à partir de l’application iBooks sur les iPads et iPhones (afin d’être lisibles sur ces appareils);
  • .kepub sur la boutique Kobo ou via l’application Kobo (pour qu’ils puissent être téléchargés et lus sur une liseuse de cette marque.

De toutes façons, la plupart des appareils de lecture supportent les livrels au format ePub. Même s’ils n’ont ni tablette, ni liseuse, vos lecteurs peuvent les ouvrir au moyen d’Adobe Digital Edition ou utiliser l’extension EPUBReader pour lire vos œuvres dans leur navigateur Firefox (le développeur de cette application a entamé une démarche de sociofinancement sur Kickstarter pour pouvoir l’adapter aux changements à venir de ce navigateur ouvert, il mérite qu’on l’appuie !). S’il s’agit d’un ePub 3 (permettant des effets d’interactivité plus poussés), ils peuvent installer l’extension Readium sur Chrome (celle-ci permet également de lire les livrels au format ePub 3), utiliser iBooks sur iPhone ou Gitden Reader sur les téléphones Androïd. Ces applications permettent également de lire les ePub 2, évidemment (tout comme les liseuses Kindle récentes permettent toujours de lire les fichier .azw même si elles sont désormais capables de traiter les fichiers .azw3 et .KF8). Il existe encore d’autres solutions pour lire un ePub 2 avec un téléphone «intelligent». Sur Androïd, FBReader «traite» (ou «interprète») très bien les ePub 2. Pour les ePub 3, outre Gitden Reader, vous pouvez installer Bluefire reader (cett application est plus lourde et tourne plus lentement que FBReader et Gitden Reader).

La meilleure liseuse

N.B: Le mieux pour profiter d’un livrel au format ePub 2 c’est sans doute la liseuse électronique. Au Québec, la Kobo donne accès à des librairies francophones grâce à une entente avec Archambault, pour un téléchargement direct des livres via Wifi. Les produits Kindle sont à éviter autant que possible car les appareils Kindle sont les seuls à ne pas supporter le format ePub. Mais Amazon (fournit un convertisseur de ePub au format .mobi et on peut le faire grâce au logiciel libre Calibre (qui permet en outre de gérer notre bibliothèque de livrels de divers formats en nous mettant en relation avec de nombreuses ressources, notamment pour enrichir les métadonnées qui y sont associées).  L’un des meilleurs modèles de liseuse électronique, selon Hervé Bienvault (aldus2006.typepad.fr) c’est la Touch Lux 3 (rien à voir avec Lux édieur), et elle offre en outre la solution de DRM plus légère, CARE, fondée sur Readium LCP (comme je le préciserai en note, sous les liens vers mon CV et mon offre de services). Mais elle n’est manufacturée pour l’instant que par la société ‘The Ebook Alternative’ (TEA) en Europe et par Pocketbook aux États-Unis.

Les DRM privent les lecteurs de la pleine jouissance de leurs livres

Attention, ce n’est pas parce que l’ePub est un format ouvert qu’il ne permet pas d’appliquer des «verrous numériques» (DRM). L’IDPF a prévu la possibilité d’appliquer de tels mécanismes de restriction de l’accès. Si tel est votre choix, soyez conscients des limitations que cela entraîne pour vos lecteurs qui ne pourront pas partager ni donner leur livrel s’ils ont épuisé les 6 copies autorisées par la version Adobe des DRM. Or l’épuisement de ces cinq (5) droits de reproduction  (puisque la première ouverture du livrel constitue déjà une copie) survient rapidement. Considérez, en effet, qu’il est avisé – pour profiter pleinement de l’ouvrage que vous vous êtes procuré – d’en réaliser une copie dans chacun de vos appareils capables de vous donner accès à son contenu. Or nous venons de le voir, on peut lire les livrels au format ePub au moyen de tous les équipements informatiques courants qui disposant d’un écran : ordinateur (grâce à une application dédiée ou ne extension du navigateur)aussi bien que depuis FBReader sur votre téléphone, par iBooks sur votre tablette iPad, liseuse, ordinateur portable ou «book»).

Et, dans ces conditions, il ne reste plus que trois droits de partage (et encore faudra-t-il donner aux personnes avec qui on les partage accès à notre compte Adobe). Mais il ne vaut mieux pas partage les livrels verrouillés avec qui que ce soit parce qu’on sait que nos appareils devront être remplacés éventuellement, et il faudra recourir à nos droits de partage restants pour réinstaller une copie du texte qu’on a payé sur une autre machine. Autrement dit, même si on n’utilise le livrel acheté avec DRM que sur deux appareils (ordinateur où il a été téléchargé et téléphone sur lequel on le transporte pour le lire via FBReader ou iBooks dans les transports en commun),  cela signifie que nos droits d’utilisation s’éteindront dès le second renouvellement de nos appareils ou logiciels de lecture (on consomme une copie dès qu’on installe le livrel dans la bibliothèque d’une nouvelle application). En tant qu’utilisateurs cela nous brime de la libre jouissance de l’œuvre que nous nous sommes procurée, et nous prive même du droit de la léguer (ou de la donner), à toutes fins pratiques*.

L’IDPF (ePub) se combine avec le W3C (web), alors le livre est appelé à s’ouvrir !

Ce qu’il faut retenir est que vous ne pouvez pas vous tromper en choisissant de préparer votre projet d’édition numérique en fonction d’une publication au format ePub, car même s’il s’agit d’une norme ouverte, elle vous laisse le choix des options (y compris une mise en page fixe pour des effets visuels plus sophistiqués avec le format ePub 3), et ce d’autant plus que l’IDPF vient de se combiner avec le W3C (communiqué du 1er  février 2017) pour assurer le meilleur arrimage possible entre la publication de livrels et le publication web. Afin de vous donner confiance que j’en ai la capacité, je vous invite à parcourir mon Curriculum Vitae.

C’est pour vous aider à vous orienter dans la sélection des options qui s’offrent à vous lorsque vous concevez vos livres numériques que je souhaite vous accompagner, comme je l’explique dans mon offre de services. Et je vous aiderai aussi à préparer votre publication pour qu’elle donne lieu à un élégant PDF interactif si vous le désirez. Remarquez que la question de l’application de DRM se pose également dans le cas des PDF (Adobe étant la firme qui a établit ce format devenu une norme de facto, de sorte que la société a été obligée de rendre disponibles les spécifications). Et je souligne également que dans la mesure où je co-conçois le livrel avec vous, c’est aussi bien mon travail de conception d’une manière de mettre en forme le contenu qui est partagé de manière ouverte.

Mon but : co-créer

Mon objectif  en ouvrant cet atelier de production de livrels, c’est de collaborer avec des auteurs et des éditeurs imaginatifs qui souhaitent que leurs livres deviennent de véritables «livrels originairement numériques» comme je l’exprime dans le chapitre 11 de Pratiques de l’édition numérique : « Le livrel et le format ePub ».

Enfin, il existe un troisième type de livrels : le livrel «originairement numérique», créé par et pour le numérique, et non en complément ou par imitation d’un «original papier».

Ainsi, ce que je souhaite par-dessus tout, c’est que les auteurs et éditeurs qui feront appel à mes services s’engageront avec moi dans un travail artisanal de co-création, pour que cet atelier (Fabrix livres est un nom temporaire), soit davantage qu’un tremplin vers la visibilité d’ouvrages intéressants, convertis en livres numériques «homothétiques» (bien que cela soit aussi un objectif que je partage avec vous). Mon idéal serait que notre coopération trace un chemin pour la publication artistique en phase avec la culture du web, tel qu’il nous revient de la rêver (afin qu’elle nous aide à saisir le sens de ce que nous voulons dire et faire ensemble).
Et cela suppose que nous nous redéfinissions dans l’aventure de chercher cette voie.

Offre de services

CV

Compléments sur les inconvénients liés aux DRM (le point de vue des auteurs)

* Notez qu’en tant qu’auteur, cela ne vous procure pas d’avantage, car confrontés à ces irritants, les lecteurs ne vont pas avoir tendance à encourager d’autres personnes à se procurer des livres numériques protégés par de telles barrières restreignant le partage. Et de toutes façons, les moyens de briser les verrous numériques sont de plus en plus connus et répandus.  C’est sans doute pourquoi il existe un mouvement important d’éditeurs contre les DRM. Voir une liste des 233 éditeurs français sans DRM sur le site d’Aldus (en 2014). Bragelonnne avait initié le mouvement en 2010 et s’était propulsée ainsi au sommet des ventes.  Il y a aussi un mouvement des bibliothécaires contre les DRM. On comprend pourquoi : c’est contraire à la nature du numérique de vouloir en restreindre le partage.

C’est pourquoi on insiste tant sur l’importance d’assumer l’appel à la transparence que cet environnement nous lance. BIen entendu, le problème est que les plus gros joueurs conservent nos données par devers eux. Et ils capitalisent sur leur compilation pour justifier le coût d’achat d’espaces publicitaires jouissant d’un positionnement optimal en fonction de la personnalisation permise par leurs algorithmes. Mais ce qui compte est que si vous vous laissez séduire par la volonté de protéger votre œuvre contre le partage, elle va certainement tomber dans l’oubli faute de pouvoir être lue dans 10 ans, vue l’obsolescence rapide de la technologie.

Certes, il y a des méthodes de protection plus légères qui furent développées par Readium (LCP DRM) et par les producteurs de la Touch Lux 3, The Ebook Alternative (TEA) soit la solution CARE, fondée sur Readium LCP, pour la prise en compte des droits d’auteurs.  Mais, à toutes fins pratiques, cela ne fait qu’augmenter à 10 copies (9 si on considère la première comme l’«original») le droit de reproduction (ce qui n’est pas encore un droit de partage puisqu’on ne peut reproduire qu’en son nom). C’est tout de même un bon compromis pour l’instant. D’autant plus que leurs initiatives récentes montrent qu’ils cherchent à ouvrir la technologie pour qu’elle respect les principes de l’interopérabilité (par opposition aux verrous numériques d’Adobe).

Il y a malheureusement encore de nombreux obstacles à l’avènement d’une régime de rémunération des auteurs qui se fonde sur autre chose que la coercition à l’endroit de ceux qui partagent. Car pour l’instant le réflexe le plus répandu même chez les gros joueurs du numérique, c’est de transposer dans un domaine où elles sont techniquement inapplicables des règles de restriction de l’accès qui nuisent à tout le monde. Le fait est que nous ne pouvons pas partager nos livrels sur les plateformes d’Amazon, d’Apple (iTunes) ou d’Alphabet (Google Play), ni même via la boutique Kobo, si nous n’acceptons pas l’application de verrous numériques aux exemplaires de nos ouvrages qui seront vendus par le biais de leurs interfaces. Mais nous pouvons refuser d’appliquer les DRM là où ce n’est pas requis (et même s’abstenir de vendre nos livrels sur ces machines à capter notre attention). Bien entendu, chacun est libre d’essayer de percer dans ces foires où foisonnent les produits les plus populaires. Il est aussi normal qu’en tant qu’auteurs nous soyons soucieux de protéger nos droits d’auteurs. Mais nous il nous revient de nous montrer imaginatifs et de trouver d’autres manières de faire respecter notre travail qu’en brimant la liberté des lecteurs d’utiliser notre texte afin de créer à leur tour des idées et des œuvres. On peut d’abord rendre les «nôtres» disponibles sous la protection d’une version allégée de ces restrictions au partage (qui soient attachées à l’objet plutôt qu’à la personne par exemple). On peut aussi miser sur le caractère dissuasif d’un simple marquage (ou filigranage) qui fait que le lecteur ne partagera qu’avec des personnes en qui il a confiance. Et puis il faut réclamer politiquement que les lois prévoient une rémunération pour les artistes, comme le clâme en France Bernard Stiegler en prenant appui sur la situation de précarité des intermittents du spectacle pour montrer comment ce type de condition d’appauvrissement nuit à la création. Mais en attentant, si vous optez pour les DRM dans leur version Adobe, rappelez-vous qu’il ne sera possible pour vos lecteurs de consulter vos ouvrages ainsi verrouillés – même s’ils sont au format ouvert ePub – que sur un maximum de six appareils. Ce qui est lourd avec cette solution conventionnelle est qu’il faut enregistrer le livre via Adobe Digital Edition pour chacun des appareils sur lesquels on veut l’utiliser avec notre compte personnel. Alors qu’avec les versions plus souples, les «vies» de nos livrels s’épuisent de manière moins visible, expirant après 9 copies (dans le cas de CARE). Reste qu’il faut tout de même fournir notre mot de passe aux personnes à qui on prête le livre numérique, si la configuration l’indique.

C’est une situation inconfortable

Je reconnais que cette situation n’est ni parfaite ni agréable, et c’est peut-être ce qui explique la perte de vitesse des ventes de livres numériques ces dernières années, après une explosion phénoménale entre 2008 et 2012. Mais un autre facteur est certainement l’augmentation des prix par les éditeurs, alors qu’Amazon les casse de son côté. On dire que les éditeurs ne veulent pas véritablement le livre numérique prenne son envol. Ils tendent à le considérer que comme une nouvelle version du livre de poche, encore plus portable.

Le compromis : recourir aux licences libres pour limiter les risques de récupération commerciale du produit de notre créativité tout en optimisant sa diffusion

Les solutions de compromis existent pour responsabiliser les lecteurs afin qu’ils évitent de partager vos créations sans tenir compte de votre droit à une juste rétribution. Le mieux est d’appliquer une licence qui restreint leur droit de le faire à des fins commerciales… et les contraint à vous citer comme source s’ils se servent de vos écrits. Ainsi, vous serez lus par un auditoire plus large. Mais il faut avoir misé sur le scénario (optimiste, il est vrai) que les personnes qui vous liront seront (pour la majorité) de «bonne foi» et préféreront vous encourager en achetant vos ouvrages, plutôt que de chercher une manière de contourner l’obligation d’acquitter ces frais. Il faudra aussi espérer qu’au moment où elles souhaiteront partager leur livre, elles inviteront les personnes à qui elles les prêteront à prendre l’initiative de rendre visite à votre site (ou à celui de votre éditeur) pour pour s’acheter un exemplaire de votre livrel (ou une autre de vos écrits) si ce que vous exprimez et la manière dont vous le faites leur plaît.

Mon travail est justement de vous aider à communiquer votre pensée ou votre vision artistique d’une manière qui soit susceptible de plaire à des lecteurs tels que ceux que vous espérez rejoindre.