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Les avis sont partagés et la vie aussi

Février tire presque à sa fin. On est encore sous le choc de l’élection de Donald Trump.

J’ai pensé que ça ferait du bien d’effectuer une petite incursion sur la Côte Ouest, chez nos voisins du Sud, histoire de confronter notre angoisse, à la faveur d’un colloque sur Rousseau, où nous transporte Benoit Melançon, alias L’Oreille tendue, professeur de littérature. L’intérêt de ce billet réside entre autres dans le caractère ironique de certaines situations, dont l’ambiguïté n’a d’égal que l’aspect frappant de certaines coïncidences. Rousseau et le douanier décontenancé. L’espoir que la pluie nous lave de nos (dés)illusions ?

Et l’évidence que tous les avions mènent à Trudeau… Quels que soient les avis (partagés ou non*) que les livres qu’ils portent à leur bord véhiculent… Et en même temps il y a le contraste entre la drôlerie des réactions et des situations, et la tristesse du sentiment (qui en vient à habiter le silence) de l’absence d’une voix forte de la culture de l’autre «solitude».

Le tout lié par l’écriture lumineuse, malgré les nuages, de cette plume voyageuse  («elle», ci-dessous, c’est évidemment, L’Oreille).

«Il n’est plus.»

Salutations M. McLean et mes condoléances aux communautés de l’humour et de la radio (très larges confréries) !

Homélio Magnolia

* C’est toujours une question difficile que celle du jugement de goût – Rousseau en savait quelque chose, tout comme Diderot, Hume … et d’autres !

Le douanier états-unien: «A conference? About what?» L’Oreille tendue: «Eighteenth-century French literature.» Lui: «No kidding!?» Elle, intérieurement: «No kidding.» Apprendre à Santa Barbara la mort de l’homme de radio Stuart McLean. Tristesse. Le silence n’est plus ce qu’il était. Il n’est plus. Un hôtel qui fait jouer du Ella Fitzgerald au petit déjeuner ne peut pas…

via Notes californiennes — L’Oreille tendue