Réalisation de la version ePub de Renégats pour Lux éditeur


Mon premier projet d’édition numérique «originale» chez Lux

À l’automne 2014, Renégats est un des premiers livres numériques («livrels») que j’ai été appelé à réaliser pour Lux éditeur* dans le cadre du stage que j’y effectuai en parallèle à ma scolarité de maîtrise.

Un tableau revêche à la conversion vers le format ePub

Couverture de Renégats de Michael Petrou, auteur de cette thèse historique

Cette publication de la thèse remaniée de Michael Petrou sur les Canadiens qui se sont engagés pour aller combattre dans le «cadre» de la guerre civile espagnole présentait une difficulté particulière en raison de l’importance du tableau final. Celui-ci contient l’essentiel des informations dont nous disposons toujours concernant les engagés volontaires en question, qui furent perçus comme des renégats par leurs concitoyens selon Michael Petrou, l’auteur, parce qu’ils allaient se battre sur un territoire qui n’était pas le leur. Or ces jeunes hommes de multiples origines et divers statuts ont tous été lourdement affectés par cette décision de risquer leur vie pour la cause qui leur tenait à cœur. Et cela impliquait que l’on mentionne s’ils avaient été tués ou blessés, et dans ce dernier cas, comment ils étaient morts. Bref, en ajoutant leur profession, leur lieu de naissance et lieu de décès, nous avions plus de neuf (9) colonnes dans ce tableau (10 avec leur nom), et cela n’entrait pas dans un écran de liseuse électronique. Et le tableau présentait plus de 1000 entrées… Alors j’ai transformé le tableau en une série de définitions grâce à un remplacement des séparateurs de colonnes par des virgules. Le premier élément de chaque ligne se voyait défini comme le terme à définir (« <dt> ») et tous ceux qui suivaient étaient inclus dans la définition (« <dd> » pour «description de la définition»). Celle-ci est un élément «en ligne» (inline, par opposition aux éléments de type «bloc») qui peut se recomposer sur une autre ligne, si l’espace horizontal n’est pas assez grand. Or cela ne pose pas problème dans la mesure où, les listes de définitons (car c’est bien ce dont il s’agissait ici, et non pas uniquement d’une série : « <dl> [éléments de la liste de définitions: <dt>nom-engagé, numéro1</dt><dd>Lieu d’origine, date de départ, lieu de la mort ou état au retour, comment est-il mort s’il n’a pas succombé à ses blessures, en quel lieu ?, quelle profession il a occupé entre temps… et ainsi de suite pour les plus de 1000 entrées…] </dl> »…) présentent les termes définis (en l’occurrence les noms des volontaires canadiens) en caractères gras. Les manœuvres que j’ai dû faire (démonter un tableau pour monter une liste de définitions) peuvent par sembler compliquées simplement pour arriver à ce résultat.  Mais c’est plus simple de faire cela que de bidouiller un tableau en html pour qu’il se décompose afin de faire apparaître tout son contenu même quand la largeur de l’écran ne lui permet pas. En effet, au-delà d’un certain seuil, une ligne de tableau ne peut plus se comprimer en largeur, ce qui entraîne une partie du contenu hors du champ de l’écran visible.

Bref, ce fut une bonne idée de simplifier de cette façon. Ce n’est pas le seul défi que j’ai eu à relever. Notamment, il fallait ajuster les légendes des photos pour qu’elles ne dépassent pas trop des photos lorsque celles-ci devaient occuper uniquement un certain pourcentage de la largeur de la page. Mais j’ai eu moins de difficulté à configurer les autres éléments de la feuille de style CSS pour qu’elle corresponde à la charte graphique de la collection «Mémoire des Amériques» parce que je venais d’en créer une conçue à cette fin pour le livre numérique précédent* qui y entra. Je parlerai de cette expérience à l’occasion d’une prochaine entrée de ce portfolio.

Pour terminer, un mot afin d’expliquer pourquoi les guillemets autour de l’adjectif «originale» dans le sous-titre de cette première présentation d’un des récents projets qui jalonnent mon parcours : c’est que cet ouvrage était en fait une traduction.

Mais je dois dire que cela n’enlève rien au fait qu’il s’agissait de la première fois que ce texte était publié en version numérique (Renegades parut en 2008 chez UBC Press)

D’ici là, espérons que nos voisins du Sud ne nous donnent pas un prétexte pour imiter la bravoure de ces romantiques engagés du siècle dernier (en s’empêtrant dans une guerre civile qui ne pourrait pas nous laisser indifférents, malgré — et en partie en raison de — les lignes de démarcation floues entre les opposants).


Image : page couverture de Renégats, version ePub (Lux éditeur, 2015)

* Le premier livrel que j’ai réalisé pour Lux fut Québec sous la loi des mesures de guerre, 1918.

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